lundi 17 décembre 2012

Cours n°3


Cours 3





Définitions :



Cosmique : (wikipédia)



Qui a un rapport à l'univers.



Intervalle : (dictionnaire de l'académie française)



1. Distance ou espace qui sépare un lieu, un point d'un autre, une chose d'une autre.



2. Période qui sépare un fait, un évènement d'un autre.



Aède : (dictionnaire de l'académie française)



Poète qui, comme Homère, composait des œuvres épiques et les chantait dans les fêtes







Traductions du Latin :



Punctum : (wikipédia) point, piqûre, stigmate, petit trou.













La notion de KHÔRA :



Vous noterez que nous utilisons l'article « le » pour définir khôra. Cet utilisation est arbitraire. En effet la notion de khôra est liée au mythe. Elle est neutre dans le sens où elle n'admet pas de contraires mais elle représente une unité. Ainsi on devrait définir khôra sans article mais nous utiliseront l’article « le » pour les besoin du cours.



Comme nous l'avons vu dans les précédents cours, le khôra (orthographe alternative) est un lieu qui regroupe un espace et tout les éléments qui le constituent, tout comme les êtres vivants qui le peuple et toute les interactions entre ces éléments. Le khôra est une réalité mythique : il englobe tout les événements et les les interactions, les liens qui sont propres à un lieu hors de tout repère. L'un des symptômes de cette réalité mythique dans nôtre réalité (notre espace de perception donc), est ce que l'on peut appeler « l'atmosphère » d'un lieu.



Le mythe est définit par une absence de coupure : il représente un flux, un passage d'une forme à une autre qu'elle soit visible ou invisible. Dans le khôra, le mythe représente le flux d'interactions et d'événements habitent un espace. Par exemple, nous habitons des villes qui autrefois étaient des plaines et des forêts habitées par des animaux. Les interactions au seins de la khôra ont mené cet espace à évoluer, à être habité par des hommes qui y a bâti des villes. Quel que soit les repères que l'on utilise pour définir un lieu, un espace, les interactions qui y ont eu lieu , ont lieu et auront lieu, ne cesseront jamais d' « être » et de perdurer tel un flux. Un espace garde la mémoire des interaction qui y ont lieu même si ils ne sont plus visible : c'est un symptôme du khôra, l'atmosphère d'un esapce.



Khôra est lel lieu dans lequel habite une chose ou une personne. Un lieu possède des qualités, des caractères qui vont amener des hommes à l'habiter. Les êtres se connectent entre eux et c'est ce qui va définir le khôra.



Le professeur donne un exemple très concret du notion de khôra : Internet. Internet est une toile, qui se définit par des interactions. C'est un espace qui n'est pas géographique mais qui est cosmique : il englobe la religion, la politique, l'économie etc...



Khôra signifie aussi intervalle : c'est une passerelle, une connexion, un lien. C'est un espace hors de nos repère au sein duquel transite toutes les interactions entre les vivants, les morts, les animaux, la géologie. Tout est en connexion à travers khôra : tout est un même battement. En effet, le flux infini d'interactions que représente khôra est toujours en mouvement, à travers un même battement (qui est en rapport au mythe). Nous ne sentons pas khôra. Il est en rapport au mythe, hors de notre perception, nos repères.



Nous allons essayer d'illustrer cette notion à travers quelques exemple :



  1. Khôra est la peur du chien, parce qu'il ressent notre peur.



  1. Khôra représente toute les interactions qui à un moment « M » vont mener deux êtres à se rencontrer hors de toute intentionnalité. Le fait que l'explication de cet événement dépasse notre perception ou notre compréhension porte un nom : la coïncidence.



- Khôra est aussi présente dans la notion de Punctum définie par Rolland Barthes en photographie. Le punctum d’une photogrpahie est un hasard, un phénomène que l’on ne saurait expliquer et qui attire l’attention du spectateur sur un détail de la photographie : le spectateur projette une partie de lui-même dans la photographie. C’est une atmosphère ou un détail dans une photographie qui touche et affecte le spectateur hors de toute intentionnalité. Le punctum représente toutes les connections et les interactions que l’on est dans khôra : ce sont elles qui provoque cette projection à travers une photographie, mais que nous ne saurions expliquer.



  1. Dans le cadre de khôra, la terme « mur du son » est un contresens : il n'y a pas de mur. Dans la notion de mur il y a une idée de coupure. Or, le mur du son ne représente seulement une interaction entre l'air et l'objet qui se déplace : cela relève de khôra. Le mur du son correspond au moment où un objet dépasse la vitesse de 1224 km/h dans l'air. Il se crée alors une onde de choc, qui produit un bruit net et un écran de fumée. Par sa vitesse, l'objet fend l'air, ce qui créer un réchauffement de l'air. Il va alors se créer un effet de propulsion : plus l'objet va vite et plus l'air qui se réchauffe va pousser l'objet. Ce phénomène d'accélération est khôra : il y a une osmose entre l'objet et l'air déplacé. Cette synergie témoigne de la relation étroite entre l'environnement et son objet.















Fondamentalement, nous ne sommes ni religion, ni couleur de peau, ni couleur politique. Nous sommes des phénomènes et nous provoquons d’autres phénomènes qui constituent khôra : nous faisons partie du mythe. Nous représentons l’unité du mythe en tant que phénomènes.

La notion de myhte devient alors une notion de tolérance dans le sens où au regard du mythe, nous sommes tous des phénomènes (« étants »), égaux en tant que « êtres », et nous intégrons cette unité du mythe. Khôra représente la faculté que nous avons à nous mouler dans l’éternité du mythe, en devenant une unité, grâce aux interactions et aux connections qui nous lient.



A travers cette pensée, on ne peut se connaître soit même sans connaître les autres et prendre en compte ce qu’il y a autour de nous : nous nous définissons par les interactions et les connections que nous créons avec les êtres autour de nous. Khôra est les connections qui se produisent lorsque l’on entre dans un milieu et aussi les conséquences qu’elles ont sur ce milieu à ce moment.











Notion de mythe (2) :



Revenons à la notion de myhte, de logos et de muthos. A l'époque socratique, on fait une distinction entre le logos et le muthos (cours 1) dont la conséquence est la fixation du mythe. Prenons l'exemple de l'Iliade et l’Odyssée et de son auteur : Homère. Homère est un homme aveugle et la transmission des histoires et des mythes qui se font à son époque est orale. Homère est en réalité un nom qui regroupe des aèdes qui se racontaient des traditions. Dans la transmission orale de leur connaissance, ils ont crée une version figée de L’Iliade et de L’Odyssée. Ils gèlent le mythe qui par définition n’en est donc plus un : ils en donnent une version. Dans la culture indienne, Vyasa est le nom que l’on donne aux compilateurs de traditions (traduit du sanscrit). Ce sont, tout comme les aèdes, des poètes qui gèlent le mythe à travers une version unique appelé Mahābhārata : c’est le plus grand poème jamais composé qui contient des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés environ 2 200 ans avant l'ère chrétienne.

On remarque alors que toutes les cultures chantent la « continuité » du mythe, qui représente alors une unité et une existence quel que soient les époques. Dans toutes les versions données du mythe, il y a toujours une unité mythique qui est retranscrite et qui correspond au fait que le mythe est éternel.



L’unité mythique est retranscrite pas une formule grec : « En pote in ». La traduction littérale est : « Une seule fois autrefois était ».



Le mythe peut être représenté par un mouvement : celui de la rotation. La rotation (Speïra) est un mouvement mythique qui permet le passage d’un état à un autre : c’est un mouvement naturel. Nous pouvons prendre l’exemple du potier qui fait tourner la glaise entre ses mains pour changer sa forme, ou l’enfant à la naissance qui se retourne lors de l’accouchement.

Prenons aussi l’exemple de Felix Baumgartner qui rejoint la notion de « mur du son » évoquée précédemment. Cet homme qui a sauté de la stratosphère a qui est censé avoir dépassé la vitesse du mur du son, a battu le record du saut en chute libre le plus haut jamais réalisé. Dans sa chute, il a effectué un mouvement de rotation nécessaire à son passage dans l’atmosphère et à la vitesse qu’il a atteint. C’est à travers ce mouvement qu’il est entré en synergie avec son milieu, et qu’il a été propulsé à travers l’air. Sa rotation a été telle qu’il aurait du être démantelé mais pour une raison qui nous échappe, il a réussi à gérer son mouvement et à le contrôler : il a à ce moment précis atteint un mouvement mythique inexplicable par notre notion de repère. 








 



Le mythe et khôra rejoignent la physique quantique, notamment dans l’exemple du Bozon de Higgs. Le Bozon de Higgs est une particule élémentaire définie par le fait qu’elle est invisible. Le CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire), a annoncé récemment que des chercheurs ont pu isoler ce bozon. Or, ce bozon est invisible et ne peut être isolé. En réalité, le seul phénomène qui peut témoigner de son existence, est la trace que laisse un champ de bozon (un frottement) lorsqu’il traverse une matière où un champ magnétique. Cette trace est le témoin de l’interaction entre le bozon et son milieu, et des interactions qu’il crée avec ce milieu lorsqu’il le traverse.

Il en est de même avec notre perception de la réalité. Ce que l’on voit correspond sont des photons (particules élémentaires de lumière) qui traversent des champs et qui vont arriver jusqu’à nos yeux. Si l’on compare un livre orange à un champ, alors il va absorber toute les particules de lumière qui le traversent sauf celles qui correspondent à la lumière orange : lorsque cette lumière arrive à nos yeux nous voyons au final un livre orange. Notre réalité est définie par rapport à des champs et les particules qui les traversent : il se crée alors des interactions entre particule et champ qui sont à l’origine de nôtre réalité.


Voici un extrait du site « Lotus », et la page d'où provient l'extrait :
http://users.skynet.be/lotus/spiral/spiral0-fr.htm

(Nous vous conseillons vivement la lecture cet extrait, afin de mieux comprendre les propos du cours.)




« Les anneaux du serpent représentent l'ensemble des cycles de la manifestation universelle. Chaque cycle reflète un état de manifestation ou l'une de ses modalités. La fin d'un cycle coïncide avec le début du suivant, c'est-à-dire que la mort d'un cycle survient toujours avec la naissance d'un autre. En conséquence, les changements dans les états manifestés peuvent être mesurés le long d'un axe vertical qui traverse chaque anneau ou cycle en son centre, là où tous les aspects propres à l'état considéré sont en parfait équilibre, en parfaite harmonie. Cet axe, appelé Axe du Monde, symbolise la direction de la manifestation de l'Être ou de l'Unité Primordiale.

Tous les états de manifestation ou cycles proviennent du Principe indifférencié et y retournent après leur plein développement. En conséquence, ils se présentent commesur le diagramme ci-contre où chaque cycle est généré et absorbé par le point principiel situé au centre d'une sphère (en pointillés). En effet, l'Unité Primordiale contient tout en principe et ne peut devenir autre chose qu'elle-même car cela impliquerait une dualité du Tout.

Selon ce diagramme, deux mouvements inverses ont lieu. Les cycles peuvent soit se répandre à partir du point principiel intérieur vers la surface extérieure de la sphère soit se contracter de la surface extérieure au centre intérieur ou point principiel. En fait, les deux mouvements reflètent deux aspects d'une unique force liée à l'être

Le point de vue métaphysique ou la sortie du monde non manifesté vers le monde manifesté qui correspond à une corporification de l'Esprit.

Le point de vue cosmologique du retour du monde manifesté vers le monde non manifesté qui exprime une spiritualisation du corps.

Ce mouvement alternatif de la mort d'un monde et de la re-naissance d'un autre, au sens très large des termes, correspond aux processus de “condensation-dissipation” de la tradition taoïste ou aux opérations de “coagulation-dissolution” propres à la tradition hermétique.

Une telle force peut être comparée, au niveau de l'individu, aux deux phases de la respiration (expiration-inspiration) ou de la pulsation cardiaque (diastole-systole). Au plan du monde cosmique, les couples évolution-involution et développement-enveloppement ont le même sens. En effet, le macrocosme et le microcosme se reflètent l'un l'autre et tout ce qui se trouve dans l'univers se retrouve dans l'être humain en fonction d'une analogie appropriée. Cependant, la force unique se rapporte au symbolisme de l'Oeuf du Monde qui concerne principalement le macrocosme ou le monde cosmique et sera dénommée par la suite force cosmique. »


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