Définitions :
Cosmique :
(wikipédia)
Qui
a un rapport à l'univers.
Intervalle :
(dictionnaire de l'académie française)
1. Distance
ou espace qui sépare un lieu, un point d'un autre, une chose d'une
autre.
2. Période
qui sépare un fait, un évènement d'un autre.
Aède :
(dictionnaire de l'académie
française)
Poète
qui, comme Homère, composait des œuvres épiques et les chantait
dans les fêtes
Traductions
du Latin :
Punctum :
(wikipédia) point, piqûre, stigmate, petit trou.
La
notion de KHÔRA :
Vous
noterez que nous utilisons l'article « le » pour définir
khôra. Cet utilisation est arbitraire. En effet la notion de khôra
est liée au mythe. Elle est neutre dans le sens où elle n'admet pas
de contraires mais elle représente une unité. Ainsi on devrait
définir khôra sans article mais nous utiliseront l’article « le »
pour les besoin du cours.
Comme
nous l'avons vu dans les précédents cours, le khôra (orthographe
alternative) est un lieu qui regroupe un espace et tout les éléments
qui le constituent, tout comme les êtres vivants qui le peuple et
toute les interactions entre ces éléments. Le khôra est une
réalité mythique : il englobe tout les événements et les les
interactions, les liens qui sont propres à un lieu hors de tout
repère. L'un des symptômes de cette réalité mythique dans nôtre
réalité (notre espace de perception donc), est ce que l'on peut
appeler « l'atmosphère » d'un lieu.
Le
mythe est définit par une absence de coupure : il représente
un flux, un passage d'une forme à une autre qu'elle soit visible ou
invisible. Dans le khôra, le mythe représente le flux
d'interactions et d'événements habitent un espace. Par exemple,
nous habitons des villes qui autrefois étaient des plaines et des
forêts habitées par des animaux. Les interactions au seins de la
khôra ont mené cet espace à évoluer, à être habité par des
hommes qui y a bâti des villes. Quel que soit les repères que l'on
utilise pour définir un lieu, un espace, les interactions qui y ont
eu lieu , ont lieu et auront lieu, ne cesseront jamais d' « être »
et de perdurer tel un flux. Un espace garde la mémoire des
interaction qui y ont lieu même si ils ne sont plus visible :
c'est un symptôme du khôra, l'atmosphère d'un esapce.
Khôra
est lel lieu dans lequel habite une chose ou une personne. Un lieu
possède des qualités, des caractères qui vont amener des hommes à
l'habiter. Les êtres se connectent entre eux et c'est ce qui va
définir le khôra.
Le
professeur donne un exemple très concret du notion de khôra :
Internet. Internet est une toile, qui se définit par des
interactions. C'est un espace qui n'est pas géographique mais qui
est cosmique : il englobe la religion, la politique, l'économie
etc...
Khôra
signifie aussi intervalle : c'est une passerelle, une connexion,
un lien. C'est un espace hors de nos repère au sein duquel transite
toutes les interactions entre les vivants, les morts, les animaux, la
géologie. Tout est en connexion à travers khôra : tout est un
même battement. En effet, le flux infini d'interactions que
représente khôra est toujours en mouvement, à travers un même
battement (qui est en rapport au mythe). Nous ne sentons pas khôra.
Il est en rapport au mythe, hors de notre perception, nos repères.
Nous
allons essayer d'illustrer cette notion à travers quelques exemple :
- Khôra est la peur du chien, parce qu'il ressent notre peur.
- Khôra représente toute les interactions qui à un moment « M » vont mener deux êtres à se rencontrer hors de toute intentionnalité. Le fait que l'explication de cet événement dépasse notre perception ou notre compréhension porte un nom : la coïncidence.
-
Khôra est aussi présente dans la notion de Punctum définie par
Rolland Barthes en photographie. Le punctum
d’une photogrpahie est un hasard, un phénomène que l’on ne
saurait expliquer et qui attire l’attention du spectateur sur un
détail de la photographie : le spectateur projette une partie
de lui-même dans la photographie. C’est une atmosphère ou un
détail dans une photographie qui touche et affecte le spectateur
hors de toute intentionnalité. Le punctum représente toutes les
connections et les interactions que l’on est dans khôra : ce
sont elles qui provoque cette projection à travers une photographie,
mais que nous ne saurions expliquer.
- Dans le cadre de khôra, la terme « mur du son » est un contresens : il n'y a pas de mur. Dans la notion de mur il y a une idée de coupure. Or, le mur du son ne représente seulement une interaction entre l'air et l'objet qui se déplace : cela relève de khôra. Le mur du son correspond au moment où un objet dépasse la vitesse de 1224 km/h dans l'air. Il se crée alors une onde de choc, qui produit un bruit net et un écran de fumée. Par sa vitesse, l'objet fend l'air, ce qui créer un réchauffement de l'air. Il va alors se créer un effet de propulsion : plus l'objet va vite et plus l'air qui se réchauffe va pousser l'objet. Ce phénomène d'accélération est khôra : il y a une osmose entre l'objet et l'air déplacé. Cette synergie témoigne de la relation étroite entre l'environnement et son objet.
Fondamentalement,
nous ne sommes ni religion, ni couleur de peau, ni couleur politique.
Nous sommes des phénomènes et nous provoquons d’autres phénomènes
qui constituent khôra : nous faisons partie du mythe. Nous
représentons l’unité du mythe en tant que phénomènes.
La
notion de myhte devient alors une notion de tolérance dans le sens
où au regard du mythe, nous sommes tous des phénomènes
(« étants »), égaux en tant que « êtres »,
et nous intégrons cette unité du mythe. Khôra représente la
faculté que nous avons à nous mouler dans l’éternité du mythe,
en devenant une unité, grâce aux interactions et aux connections
qui nous lient.
A
travers cette pensée, on ne peut se connaître soit même sans
connaître les autres et prendre en compte ce qu’il y a autour de
nous : nous nous définissons par les interactions et les
connections que nous créons avec les êtres autour de nous. Khôra
est les connections qui se produisent lorsque l’on entre dans un
milieu et aussi les conséquences qu’elles ont sur ce milieu à ce
moment.
Notion
de mythe (2) :
Revenons
à la notion de myhte, de logos et de muthos. A l'époque socratique,
on fait une distinction entre le logos et le muthos (cours 1) dont la
conséquence est la fixation du mythe. Prenons l'exemple de l'Iliade
et l’Odyssée et de son auteur :
Homère. Homère est un homme aveugle et la transmission des
histoires et des mythes qui se font à son époque est orale. Homère
est en réalité un nom qui regroupe des aèdes
qui se racontaient des traditions. Dans la transmission orale de leur
connaissance, ils ont crée une version figée de L’Iliade et de
L’Odyssée. Ils gèlent le mythe qui par définition n’en est
donc plus un : ils en donnent une version. Dans la culture
indienne, Vyasa
est le nom que l’on donne aux compilateurs de traditions (traduit
du sanscrit). Ce sont, tout comme les aèdes, des poètes qui gèlent
le mythe à travers une version unique appelé Mahābhārata :
c’est le plus grand poème jamais composé qui contient des hauts
faits guerriers qui se seraient déroulés environ 2 200 ans avant
l'ère chrétienne.
On
remarque alors que toutes les cultures chantent la « continuité »
du mythe, qui représente alors une unité et une existence quel que
soient les époques. Dans toutes les versions données du mythe, il y
a toujours une unité mythique qui est retranscrite et qui correspond
au fait que le mythe est éternel.
L’unité
mythique est retranscrite pas une formule grec : « En pote
in ». La traduction littérale est : « Une seule
fois autrefois était ».
Le
mythe peut être représenté par un mouvement : celui de la
rotation. La rotation (Speïra)
est un mouvement mythique qui permet le passage d’un état à un
autre : c’est un mouvement naturel. Nous pouvons prendre
l’exemple du potier qui fait tourner la glaise entre ses mains pour
changer sa forme, ou l’enfant à la naissance qui se retourne lors
de l’accouchement.
Prenons
aussi l’exemple de Felix Baumgartner qui rejoint la notion de « mur
du son » évoquée précédemment. Cet homme qui a sauté de la
stratosphère a qui est censé avoir dépassé la vitesse du mur du
son, a battu le record du saut en chute libre le plus haut jamais
réalisé. Dans sa chute, il a effectué un mouvement de rotation
nécessaire à son passage dans l’atmosphère et à la vitesse
qu’il a atteint. C’est à travers ce mouvement qu’il est entré
en synergie avec son milieu, et qu’il a été propulsé à travers
l’air. Sa rotation a été telle qu’il aurait du être démantelé
mais pour une raison qui nous échappe, il a réussi à gérer son
mouvement et à le contrôler : il a à ce moment précis
atteint un mouvement mythique inexplicable par notre notion de
repère.
Le
mythe et khôra rejoignent la physique quantique, notamment dans
l’exemple du Bozon de Higgs. Le Bozon de Higgs est une particule
élémentaire définie par le fait qu’elle est invisible. Le CERN
(organisation européenne pour la recherche nucléaire), a annoncé
récemment que des chercheurs ont pu isoler ce bozon. Or, ce bozon
est invisible et ne peut être isolé. En réalité, le seul
phénomène qui peut témoigner de son existence, est la trace que
laisse un champ de bozon (un frottement) lorsqu’il traverse une
matière où un champ magnétique. Cette trace est le témoin de
l’interaction entre le bozon et son milieu, et des interactions
qu’il crée avec ce milieu lorsqu’il le traverse.
Il
en est de même avec notre perception de la réalité. Ce que l’on
voit correspond sont des photons (particules élémentaires de
lumière) qui traversent des champs et qui vont arriver jusqu’à
nos yeux. Si l’on compare un livre orange à un champ, alors il va
absorber toute les particules de lumière qui le traversent sauf
celles qui correspondent à la lumière orange : lorsque cette
lumière arrive à nos yeux nous voyons au final un livre orange.
Notre réalité est définie par rapport à des champs et les
particules qui les traversent : il se crée alors des
interactions entre particule et champ qui sont à l’origine de
nôtre réalité.
Voici
un extrait du site « Lotus », et la page d'où provient
l'extrait :
http://users.skynet.be/lotus/spiral/spiral0-fr.htm
(Nous
vous conseillons vivement la lecture cet extrait, afin de mieux
comprendre les propos du cours.)
« Les
anneaux du serpent représentent l'ensemble des cycles de la
manifestation universelle. Chaque cycle reflète un état de
manifestation ou l'une de ses modalités. La fin d'un cycle coïncide
avec le début du suivant, c'est-à-dire que la mort d'un cycle
survient toujours avec la naissance d'un autre. En conséquence, les
changements dans les états manifestés peuvent être mesurés le
long d'un axe vertical qui traverse chaque anneau ou cycle en son
centre, là où tous les aspects propres à l'état considéré sont
en parfait équilibre, en parfaite harmonie. Cet axe, appelé Axe
du Monde, symbolise la direction de la
manifestation de l'Être ou de l'Unité Primordiale.
Tous
les états de manifestation ou cycles proviennent du Principe
indifférencié et y retournent après leur plein développement.
En conséquence, ils se présentent commesur le diagramme ci-contre
où chaque cycle est généré et absorbé par le point principiel
situé au centre d'une sphère (en pointillés). En effet, l'Unité
Primordiale contient tout en principe et ne peut devenir autre chose
qu'elle-même car cela impliquerait une dualité du Tout.
Selon
ce diagramme, deux mouvements inverses ont lieu. Les cycles peuvent
soit se répandre à partir du point principiel intérieur vers la
surface extérieure de la sphère soit se contracter de la surface
extérieure au centre intérieur ou point principiel. En fait, les
deux mouvements reflètent deux aspects d'une unique force liée à
l'être
• Le
point de vue métaphysique ou la sortie du monde non manifesté vers
le monde manifesté qui correspond à une corporification de
l'Esprit.
• Le
point de vue cosmologique du retour du monde manifesté vers le monde
non manifesté qui exprime une spiritualisation du corps.
Ce
mouvement alternatif de la mort d'un monde et de la re-naissance d'un
autre, au sens très large des termes, correspond aux processus de
“condensation-dissipation” de la tradition taoïste ou aux
opérations de “coagulation-dissolution” propres à la tradition
hermétique.
Une
telle force peut être comparée, au niveau de l'individu, aux deux
phases de la respiration (expiration-inspiration) ou de la pulsation
cardiaque (diastole-systole). Au plan du monde cosmique, les couples
évolution-involution et développement-enveloppement ont le même
sens. En effet, le macrocosme et le microcosme se reflètent l'un
l'autre et tout ce qui se trouve dans l'univers se retrouve dans
l'être humain en fonction d'une analogie appropriée. Cependant, la
force unique se rapporte au symbolisme de l'Oeuf
du Monde qui concerne
principalement le macrocosme ou le monde cosmique et sera dénommée
par la suite force cosmique. »


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