lundi 17 décembre 2012

Cours n°9

Cours 9



Étymologie :



Tirésias : (Wikipedia)



Dans la mythologie grecque, Tirésias est un devin aveugle de Thèbes. Fils d’Évérès, lui-même fils du Sparte Udée, et de la nymphe Chariclo, Tirésias a trois filles : Manto, Historis et Daphné. Il est, avec Calchas, l'un des deux devins les plus célèbres de la mythologie grecque.



Hybris : (Wikipedia)



Est une notion grecque que l'on peut traduire par démesure. C'est un sentiment violent inspiré par les passions, et plus particulièrement par l'orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance, et la modération. Dans la Grèce antique, l’hybris était considérée comme un crime. Elle recouvrait des violations comme les voies de fait, les agressions sexuelles et le vol de propriété publique ou sacrée. On en trouve deux exemples bien connus : les deux discours de Démosthène, Contre Midias et le Contre Conon.



Hermès : (Wikipedia)



Dans la mythologie grecque, Hermès, est une des divinités de l'Olympe. Il est le messager des dieux, donneur de la chance, l'inventeur des poids et des mesures, le gardien des routes et des carrefours, des voyageurs et des voleurs. Il guide les héros et conduit leurs âmes aux Enfers.



Titanomachie : (Wikipedia)



En grec ancien Titanomakhía « combat contre les Titans ») est un épisode de la mythologie grecque racontant la lutte entre les Titans, première génération de dieux menés par Cronos, et Zeus, allié aux Hécatonchires et aux Cyclopes.





Tirésias est un prophète, grand prêtre de l'oracle, il est le devin de Thèbes. Il intervient sur plusieurs épisodes d'Oedipe (« ne cherche pas à connaître la vérité »).

La vérité est du domaine de l'être elle n'est pas approchable par l'étant. De plus, Tiresias a connu les 2 sexes :il était Bisexuel. Il a d'abord été un homme, puis femme, puis à nouveau homme.





Le serpent est au cœur du mythe, il fait écho à Hermès et les serpents du Caducée Le caducée est un des attributs du dieu Hermès dans la mythologie grecque, représenté comme une baguette de laurier ou d'olivier surmonté de deux ailes et entouré de deux serpents entrelacés. Le caducée sert à guérir les morsures de serpents et c'est pourquoi il en est orné.














Tirésias avait vu Athena nu, il voit la sagesse. Or Tirésias est un « étant ». Il ne peut atteindre qu'un reflet de cette perception. Tirésias n'était qu'adolescent quand il surprit Athéna se baignant nue dans dans une source du mont Hélicon. La déesse, dont la chasteté est absolue, vit comme une atteinte à sa pudeur cette indiscrétion de Tirésias. « Athéna lui mit alors les mains sur les yeux et le rendit aveugle ».(Apollodore III, 6, 7)



La mère de Tirésias supplia Athéna de rendre la vue à son fils. La déesse refuse mais consent à alléger sa sentence. « Elle lui purifia les oreilles, et cela lui permit de comprendre parfaitement le langage des oiseaux ; puis elle lui donna un bâton de cornouiller, grâce auquel il marchait comme les gens qui voient » (Apollodore III, 6, 7). Athéna lui donna aussi également une vie plus longue que celui des mortels et le pouvoir de garder ses dons aux Enfers.



Il existe d'autres récits sur la perte de la vue de Tirésias. Jeune homme, il se promenait sur le mont Cythéron en Arcadie lorsqu'il découvrit deux serpents entrelacés. Il se mit à les frapper de son bâton. La femelle périt mais il fut lui-même aussitôt métamorphosé en femme. Elle (il) appartenait depuis sept ans au sexe féminin quand, toujours au cours d'une promenade, elle (il) tomba de nouveau sur deux serpents accouplés (une variante de la légende dit qu'il avait rencontré en fait chaque fois le même couple de serpents et qu'il n'en avait tué aucun). De nouveau, elle (il) les attaqua, tuant cette fois le mâle et faisant fuir la femelle. Alors elle (il) redevint un homme aussitôt.



D'autres versions ont cours, concernant l'acquisition de son don de devin. Un jour, une querelle s'éleva entre Zeus et Héra pour savoir qui, de l'homme ou de la femme, éprouvait le plus de plaisir en amour. Zeus prétendait que le plaisir de la femme était le plus intense. Héra n'en voulait rien croire. Tirésias fut choisi comme arbitre en raison de sa double expérience et il rapporta que la femme éprouve neuf fois plus de plaisir que l'homme. Vexée d'être contredite et de voir un secret trahi, Héra frappa Tirésias de cécité en raison de ce qu'elle jugeait être son "aveuglement". Zeus, qui ne pouvait pas réparer les dégâts causés par son épouse, consola Tirésias en lui accordant le don de prophétie et la compréhension du langage des oiseaux.


Tirésias exerça partout ses talents. Il avait sa demeure près de Thèbes et se faisait assister dans ses sacrifices par un adolescent. Avec Cadmos, il instaura le culte de Dionysos à Thèbes alors que Penthée, fut mis en pièces par des Ménades déchaînées auxquelles s'était jointe sa propre mère.



Nous mortel, « étant », nous n'avons pas accès à la vérité, nous ne pouvons que tendre, approcher une vérité.

François Roustang  dans « La fin de la plainte », fait référence au parallèle entre Narcisse et Psyché.

Psyché est celle qui ne peut peut pas voir la forme d'Eros. Car elle voit son amant durant la nuit et il lui demande de ne pas chercher à connaître son identité. Toutes les nuits, il lui rend visite puis la quitte avant l'aurore. La jeune femme apprécie de plus en plus les étreintes et les mots doux qu'ils échangent alors. Rien ne manque au bonheur de Psyché, si ce n'est de connaître le visage et le nom de son amant nocturne Ses deux sœurs jalouse de son bonheur, cherchent à persuader Psyché que son époux n'est rien d'autre qu'un horrible monstre qui finira par la dévorer. Terrifiée à cette idée, elle profite du sommeil de son amant pour allumer une lampe à huile afin de percer le mystère. Elle découvre alors le jeune homme le plus radieux qu'elle ait jamais vu. Mais une goutte d'huile brûlante tombe sur l'épaule du dieu endormi, qui se réveille aussitôt et s'enfuit, furieux d'avoir été trahi.



Narcicce quant à lui est prisonnier du « corps », il voit son reflet au bord de la rivière  et va en tomber amoureux. Cette malédiction lui vient de la nymphe Echo. Il reste alors durant plusieurs jours à se contempler et, désespéré de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. Il finira par mourir. À l'endroit où son corps était, il retrouve à la place des fleurs blanches : ce sont les fleurs qui aujourd'hui portent le nom de narcisses.



Narcisse qui en essayant de se connaître va mourir. Narcisse refuse l'amour. Elle est condamnée à ne répéter que les dernières syllabes de Narcisse et n'arrive pas à communiquer avec lui : il y a un ordre indissociable, le corporel et l'incorporel.



Narcisse et Oedipe passent de l’ignorance à la connaissance, un cheminement qui se traduit par un renversement brutal de leur situation, qualifiée pour Oedipe par le terme d’hybris et pour Narcisse par celui de superbia. Narcisse dit « Iste ego sum ; sensi nec me mea faillit imago » qui signifie « celui-là c’est moi, je m’en rends compte et mon image ne me trompe plus » . Mea et imago vont de paire et sont reliés par le verbe fallit et sont complément me.



Narcisse se rend compte que c'est lui même mais il persiste quand même dans son amour. Il y a un désir fou de s'unir à lui même. Il souhaite se posséder.



Nous appartenons à quelque chose de beaucoup plus grand que nous même, dont nous ne sommes qu'une manifestation. Qui est le mythe à la divinité.

Le mythe de Narcisse nous conforte à un serpent dont la forme représente cycle qui nie la notion de contraire, où il n'y a pas de commencement et de fin. Cela tourne en rond. Tout comme l'Ouroboros,

Ouroboros désigne le dessin d'un serpent ou d'un dragon qui se mord la queue. Du Latin uroborus qui signifie « qui se mord la queue ». Il est représenté très souvent sous la forme d'un serpent se mordant la queue. Il représente le cycle éternel de la nature.On retrouve l'Ouroboros en Chine, en Egypte et en Inde.












Eros ou Cupidon chez les Romains, était la divinité de l'Amour. Dans la Théogonie d'Hésiode et chez les Orphiques, Eros est considéré comme un dieu créateur et l'un des éléments primordiaux du monde. Il serait le premier dieu, né de l'œuf primordial, sans lui aucun des autres dieux ne seraient nés.
Depuis le VI ième siècle avant notre ère, il est d'abord le dieu de la passion; à ce titre, il a inspiré presque tous les poètes et les artistes. On dira même qu'il est le fils d'Aphrodite et d'Hermès (ou d'Arès); c'est ainsi, par exemple, que le décrit Agathon dans le Banquet de Platon.
Mais d'après des sources plus récentes il serait en réalité le fils d'Iris et du vent d'Ouest (Zéphyr).



Comme le serpent qui se mort la queue, comme un cycle, il est donc important que les hommes du mythe Thébain soient bi.

Il y aura toujours un bon penchant dans le mauvais penchant, quelque chose de fondamental dans le vulgaire.

Il y a toujours eu des paradoxes antiques, comme par exemple, la distance parcourue par la flèche de Zonon.

« Dans le paradoxe de la flèche, nous imaginons une flèche en vol. À chaque instant, la flèche se trouve à une position précise. Si l'instant est trop court, alors la flèche n'a pas le temps de se déplacer et reste au repos pendant cet instant. Maintenant, pendant les instants suivants, elle va rester immobile pour la même raison. Si le temps est une succession d'instants et que chaque instant est un moment où le temps est arrêté, le temps n'existe donc pas. La flèche est donc toujours immobile à chaque instant et ne peut pas se déplacer : le mouvement est donc impossible. »



La réalisation du grand secret n'est qu'une approche de la vérité, sans jamais l'atteindre. En mourant on approche pas de la vérité, on redevient « 1 » avec la vérité.

L'énigme de Mirnos le Crétois qui dit que les crétois sont menteurs, en disant ça il devient menteur. Mais en réalité ils sont pas menteur et lui non plus. Ici il y a les 2 contraires. Un homme qui n'est pas un homme vise un oiseau qui n'en est pas un, sur un arbre qui n'en est pas un, avec une pierre qui n'en est pas une, et le rate. l’énigme ne peut être que résolue que si  « l'étant » et le « n'étant » pas peuvent parfaitement coexister. Pour un logicien, « un homme qui n'est pas un homme » est impossible. Ici l'énigme relève purement de contraire dans le sens de la logique. L'eunuque vise une chauve souris, avec une ponce sur un sureau.



Dans Harry Potter, Les reliques de la mort forment un tout, elles sont liées. Tout comme Harry qui possède une partie, de Voldemort en lui mais réussi à le vaincre tout de même.

Le fantasme et le physiologique sont liés :

Actéon va avoir accès à ce qui n'est pas accessible à un étant. Il surprend Artémis nue, prenant un bain. Actéon est aussi un chasseur à Thèbes, et finira châtié pour avoir vu Artémis nue. Il va être transformé, comme Narcisse en fleur. Il va se métamorphosé en cerf et se fera déchiqueté par ses propre chiens qui ne le reconnaissent pas. Tout comme Penthée, qui sera découvert et mis en pièces par les ménades, à la tête desquelles figure sa propre mère et ses deux tantes, Ino et Autonoé. Actéon est le petit fils d'Autonoé.



Il y a pas de véritable entrée et sortie au mythe. C'est comme un labyrinthe, mais dans un labyrinthe il n'y a pas de sortie. Nous sommes rentré dans le labyrinthe de la vie mais ne connaissons pas la pièce central. Il y a aurai du y avoir des choix à faire, des choix qui existe mais ne nous n'avons pas choisi. « J'aurai pu être ce que je n'ai pas été »,  Quel aurait été notre vie si nous avions choisi certains choix plutôt que d'autres ?
















Toute figures géométriques naît d'un point qui n'existe pas en mathématique. Ce qui pourrait sembler fondamental, n'existe pas. Nous sommes pas seulement des êtres de choix mais des êtres de penser. En ce moment est en train de jouer une période de découverte. L'univers tel que nous le connaissons peut être un pli, telle une feuille. Nous ne percevons que quelques unes des dimensions qui sont disponibles. Nous avons la capacité de nous auto distraire ou nous reconstruire. Est ce que le corps continu à croire, dans la tombe ?



Il y a une poursuite de l'existence en post-mortem. Des cellules sont toujours présentes. Quand nous nous pétrifions nous atteignons en état de dynamisme.

Dans un labyrinthe le but n'est pas de trouver la sortie mais de se perdre. C'est une sorte d'exaltation. En se perdant nous faisons attention à tous les détails. On entre dans un espace temps qui n'est pu de notre quotidien. Marcel Proust dit « Je pense donc j'ai agi ». On se rend compte de se qu'on perd que lorsque l'on a perdu. C'est que à partir du moment ou nous sommes réellement perdu qu'on réfléchis sur ce qui nous arrive dans ce labyrinthe.



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